Marketing touristique digital ou comment me faire connaître en France ?

par déposé en vertu de Internet Marketing, Rencontres avec des experts du voyage.

J’ai été touchée par un commentaire récent d’un guide et réceptif au Madagascar. Il m’a fait penser à tous ces gens formidables dans des pays extraordinaires, qui vivent grâce à leur activité touristique. Ils sont souvent autodidactes, toujours passionnés. Avec des grands coeurs. Et qui ne demandent rien d’autre que d’accueillir des touristes et leur faire vivre des expériences inoubliables dans leurs pays. Mais comment peuvent-ils se fare connaître ? Par le marketing digital ?

Ihab Abdallah, le guide égyptologue

Regardez par exemple, Ihab Abdallah, un guide égyptologue. Je l’ai rencontré au cours d’une croisière sur le Nil. J’ai été autant impressionnée par la majesté d’Egypte, que par Ihab. Dire qu’Ihab est profondément amoureux de son pays, l’Egypte… c’est dire un cliché. Car Ihab est bien plus qu’un amoureux de son pays. Il est en symbiose totale, il le connaît au bout des doigts. Il vit l’Egypte avec ses tripes.

Avoir un guide comme Ihab quand on visite Egypte, est un régal. Parce qu’on apprend bien plus que l’histoire extraordinaire d’Egypte. On touche du près à la mentalité contemporaine des edyptiens. Aux frustrations d’un érudit qui déplore la situation néfaste de son pays. A l’âme égyptienne.

 

Mouhidine Mohamad, le guide aventurier

Mouhidine Mohamad est fondateur de Tsingy Safari Aventures à Madagascar. Je ne le connais pas personnellement. Jamais vu. Juste quelques échanges sur LinkedIn (oui, oui du social selling, ça marche). Je lui propose de lire mon article « Marketing des destinations : 21 outils pour attirer des touristes » et il laisse un commentaire. Qui me touche beaucoup. Le voici :

« Je suis complètement déphasé. Plus précisément perdu. C’est une innovation.
Je remercie à Albena de me faire savoir tout. Cet article est très pertinent. »

J’ai regardé son site et j’ai été, de nouveau, émue par sa présentation. Pourquoi ? Parce que j’ai vu quelqu’un d’authentique, investi, modeste et très connaisseur de son pays. 

Il parle de son beau-père défunt, premier hôtelier à Bekopaka, une ville de 10 000 âmes, sur la côte ouest de Madagascar et le fleuve Manombolo. De l’évolution de son métier de guide. D’abord sur la gorge de Manombolo. Ensuite, dans les années 90, il est « accompagnateur » à l’aéroport d’Ivato. Chercher des clients. C’est la seule façon pour trouver des touristes car Internet n’existe pas encore. Les courriers ne sont pas efficaces. Ce n’est que la bouche à oreille qui fonctionne. Beaucoup de terrain, en accompagnant des clients partout sur l’île. Grande presque autant que la France.

Parc national Tsingy de Bemaraha. Dans le centre-ouest de Madagascar, à 300 km de la capitale. Les immenses massifs de calcaire aux allures impressionnantes des Tsingy remontent à la séparation de l’île de Madagascar de l’Afrique, il y a 160 millions d’années. Uniques au monde. 90 variétés d’oiseaux, 8 espèces de reptiles et 10 espèces de lémuriens y habitent. 

 

Il parle d’un couple français qu’il accompagne. Ce sont les premiers étrangers à visiter le massif du Makay à partir de Tsivoko… 

Les choses évoluent, progressivement. Internet se développe. Dans les années 2000, il met ses premiers circuits sur le web. Et trace de plus en plus de circuits d’aventure, de trekkings… Enfin, en 2013, il crée officiellement son agence dans sa ville natale. Qu’il appelle, bien sûr, Tsingy Safari Aventures. Et précise que le mot « safari » signifie « expédition », en souahili. 

A part être à la tête de son agence et exercer en guide averti, Mouhidine Mohamad occupe aussi des fonctions de rassembleur et de promoteur de son pays. Il est, par exemple, Vice-Président de la Fédération de voile, d’aviron, de canoë kayak et du surf à Madagascar.

Avec le crédo : promouvoir la destination Madagascar, « riche en biodiversité et forte culturellement »… une île paradisiaque, de rêve, de moramora (traduit : « doucement ou lentement »). 

 

Mais comment faire pour avoir plus de touristes ? 

Il y a plusieurs façons et stratégies pour attirer des touristes vers son pays. On choisira une telle ou une autre en fonction de ses moyens. Pour les petites structures, comme celles de Ihab, Mouhidine, Fatima (qui gère un raide à Ouarzazate) et tant d’autres, qui ont peu de moyens, ce sera forcément une approche essentiellement digitale. Pourquoi ? Pour ces 4 raisons :

  • C’est la plus abordable. Axer son marketing et relation prospects/clients sur le digital ne demande que très peu d’investissement en argent.
  • Le digital demande du temps, c’est vrai. Mais il faut savoir que tout ce qu’on publie sur le web a une vie longue. Comme le vin, en quelque sorte 🙂 Les publications se bonifient avec le temps et attirent de plus en plus de trafic, comme on dit dans le jargon du web marketing.
  • La richesse des canaux digitaux. Il y a le site web, d’accord, mais aussi le blog, les médias sociaux, Youtube. Lire mon article « Pourquoi faut-il créer une chaîne voyage sur Youtube ? » Et bien sûr l’email marketing, lire mon article « E-mail marketing et autorépondeur ».
  • La facilité d’apprentissage. Il suffit de connaître quelques bases de marketing digital comme le référencement naturel, par exemple, pour être autonome et réussir à attirer du trafic sur son site. Après , c’est une autre histoire : convertir ce trafic en clients.
    Regardez cette vidéo sur Google, justement, et l’importance des mots clés :

Cette stratégie digitale et d’autres approches stratégiques, outils marketing B2B et B2C sont expliqués dans notre programme de formation Comment attirer plus de touristes français vers mon marché touristique ?. Ce programme est particulièrement adapté aux petites structures touristiques : guides, réceptifs, hôtels indépendants, riads.